Christine Kuzbinski.
Une photographe et autrice qui travaille en noir et blanc. Le site devait disparaître derrière les images, ce qui est la commande la plus difficile à honorer sans faire une page vide.
La demande de Christine
Présenter un travail photographique et un travail d'écriture sur la même adresse, sans que l'un écrase l'autre, et sans que la mise en page vienne discuter avec les images.
Une page qui doit se taire
Des photographies en noir et blanc ne supportent aucune couleur d'accent autour d'elles. Toute teinte ajoutée sur la page devient un commentaire sur l'image. La réponse a été de retirer, jusqu'à ce qu'il ne reste que le strict nécessaire pour naviguer.
La deuxième contrainte est le poids. Une galerie de photographies mal préparée met dix secondes à s'afficher sur un téléphone en 4G, et le visiteur part avant la première image.
L'objet livré
Une vitrine multi-pages avec une galerie structurée, une présentation du travail éditorial, un parcours de découverte court et une prise de contact directe. Les images sont servies au bon format selon la taille de l'écran et ne se chargent qu'au moment d'apparaître.
La règle que j'en ai tirée
Un site de créateur se conçoit en soustrayant. Chaque élément ajouté doit justifier qu'il ne retire pas d'attention à ce qu'on est venu voir. C'est la règle que j'applique depuis à toutes les vitrines de portfolio.
Le matériel de départ
Quarante photographies en pleine définition, deux pages de présentation, et trois sites d'autres photographes qu'elle aimait. Le choix des séries, leur ordre et les recadrages sont venus après, sur trois échanges. Comptez deux à trois heures de votre temps, pas davantage.